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Alimentation

Huile de palme

L’huile de palme est une huile végétale bon marché, extraite du fruit du palmier à huile, qui reste semi-solide à température ambiante. Deux points ressortent pour la santé : environ la moitié est constituée de graisses saturées, et des contaminants de transformation comme les esters de 3-MCPD et de glycidyle peuvent se former lors du raffinage à haute température. Elle est bien moins risquée que les huiles partiellement hydrogénées.

INCI: Palm OilAutres noms: Elaeis Guineensis Oil, Huile de palmier, Stéarine de palme, Oléine de palme, Huile végétale (palme)

Plage de risque

1 correspond au risque le plus faible et 10 au plus élevé. La plage dépend de la quantité, du rinçage ou non du produit et de son usage. L'app Temiz İçerik utilise les mêmes plages.

Alimentation 4,0–5,5/10

La fourchette est moyenne : elle ne contient pas de graisses trans, mais sa teneur en graisses saturées est élevée et elle peut contenir des contaminants issus du raffinage. Le haut de la fourchette reflète la consommation fréquente et importante d’huile de palme via les biscuits et les plats préparés.

Qu’est-ce que l’huile de palme et à quoi sert-elle ?

L’huile de palme est extraite de la pulpe du fruit du palmier ; l’huile de palmiste, extraite du noyau, est un produit différent. À l’état brut, elle est de couleur rouge orangé et contient des caroténoïdes ; l’industrie alimentaire utilise toutefois le plus souvent sa forme raffinée, incolore et inodore.

Les raisons pour lesquelles les fabricants choisissent l’huile de palme sont techniques et économiques : elle est solide à température ambiante, résiste à l’oxydation, prolonge la durée de conservation, convient à la friture et, grâce à son rendement élevé, elle est bon marché. Lors de la réduction des graisses trans dans les aliments, l’huile de palme a largement remplacé les huiles partiellement hydrogénées.

Dans quels produits la trouve-t-on ?

  • Biscuits, crackers, gâteaux et viennoiseries
  • Chocolat, pâtes à tartiner aux noisettes et au cacao, gaufrettes
  • Chips, nouilles instantanées et en-cas frits
  • Margarine et mélanges de matières grasses végétales
  • Certains laits infantiles et crèmes à café

Sur l’étiquette, elle figure sous les noms « huile de palme », « stéarine de palme », « oléine de palme » ou « huile végétale (palme) ». Selon les règles d’étiquetage de l’UE et de la Turquie, l’origine de l’huile végétale doit être précisée.

Est-ce dangereux ? L’évaluation scientifique

Environ la moitié de l’huile de palme est constituée de graisses saturées, en majorité de l’acide palmitique. Une consommation élevée de graisses saturées peut augmenter le cholestérol LDL ; c’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter les graisses saturées à une petite part de l’apport énergétique total et, si possible, de les remplacer par des graisses insaturées. De ce point de vue, l’huile de palme est moins recommandable que l’huile d’olive ou l’huile de tournesol ; elle contient en revanche moins de graisses saturées que le beurre.

Le second point est le raffinage. Lorsque les huiles sont traitées à très haute température pour les désodoriser, des esters de 3-MCPD et des esters de glycidyle peuvent se former ; dans l’huile de palme, ces contaminants ont généralement été trouvés à des niveaux plus élevés que dans les autres huiles végétales. L’EFSA a indiqué que le glycidol libéré par les esters de glycidyle peut être génotoxique et cancérogène (CIRC : glycidol groupe 2A, 3-MCPD groupe 2B). L’UE a donc fixé des teneurs maximales pour ces substances dans les huiles végétales et les laits infantiles, et les fabricants ont nettement réduit les niveaux en améliorant les conditions de transformation.

La dimension environnementale

La production d’huile de palme a été associée à la destruction des forêts tropicales et à la perte de biodiversité, notamment en Asie du Sud-Est. Les certifications de production durable visent à atténuer ce problème ; la question est toutefois complexe, car remplacer l’huile de palme par une autre huile peut nécessiter davantage de terres.

Que faire quand on la voit sur l’étiquette ?

Consommer de temps en temps un produit contenant de l’huile de palme ne représente pas un risque sérieux. Le problème, c’est que l’huile de palme se trouve surtout dans des en-cas sucrés et transformés, qui peuvent occuper une place importante dans l’alimentation quotidienne. Pour les produits autres que les laits infantiles, il est plus pertinent de s’intéresser à la fréquence de consommation du produit qu’au type de matière grasse. En cuisine, privilégier les huiles insaturées comme l’huile d’olive est l’approche généralement recommandée.

Questions fréquentes

L’huile de palme est-elle cancérogène ?

L’huile de palme elle-même n’est pas classée cancérogène. L’inquiétude concerne les esters de glycidyle et le 3-MCPD qui peuvent se former lors du raffinage ; l’UE a fixé des teneurs maximales pour ces substances.

L’huile de palme contient-elle des graisses trans ?

Non, l’huile de palme naturelle ne contient pas de graisses trans. C’est pourquoi elle est souvent utilisée à la place des huiles partiellement hydrogénées.

Un produit « sans huile de palme » est-il plus sain ?

Pas toujours. L’huile de remplacement peut elle aussi être saturée, et la teneur en sucre et en calories du produit peut rester la même. Il est plus utile de regarder le tableau nutritionnel.

Sources

Mis à jour: 2026-10-11 · Notre méthode de notation

Cette page est fournie à titre d'information générale et ne constitue pas un avis médical personnel. Les mises en garde de l'étiquette et l'avis d'un professionnel de santé priment toujours.